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Une discussion sur le film “Inception”
avec David Hoffmeister et Jason Warwick – Août 2010
PREMIERE PARTIE:
Jason : “L’inception” était la petite
idée folle. La croyance qu’un autre monde que celui
de Dieu doit être défait.
David : L’affiche du film “Inception” dit : “Le
crime est dans l’esprit”.
Jason : Défaisons le crime.
Saito : Je sais ce que c’est. Cela appartenait à un
homme qui possédait quelques notions radicales.
Cobb : Le parasite le plus persistant est une idée une fois
qu’elle s’est ancrée dans le cerveau. Une idée
complètement formée, qui colle. Vous devez être
totalement ouvert à cela pour pouvoir travailler. Je peux
fouiller votre esprit et trouver vos secrets. J’ai besoin
de savoir ce qu’il y a dans votre esprit. Ceci est un rêve.
Vous devez me laisser entrer complètement. [pas de pensées
privées]
Cobb à son fils, James, au téléphone : Je ne
peux pas revenir à la maison. Maman n’est plus là.
Cobb : Que voulez-vous de nous ?
Saito : Inception.
Cobb : Impossible. Le sujet peut retrouver l’origine de l’idée.
Jason : Cobb devient motivé pour aller profondément
dans son propre esprit de par son désir de libération.
Il est bloqué dans les souvenirs de sa femme. Il a besoin
de l’aide d’Ariadne et d’une équipe pour
aller dans son esprit, pour aller à la racine, et se libérer
lui-même de ce qu’il croit être vrai. (comme l’Ultimatum
Bourne). La libération vient lorsqu’il voit que tout
était sa propre décision.
Saito [La Voix du Saint Esprit] : Mr. Cobb, comment voulez-vous
retourner chez vous, en Amérique, vers vos enfants ? Voulez-vous
faire le saut de la foi ? Ou devenir un vieil homme, rempli de regrets,
attendant de mourir seul !
Un membre de l’équipe : Ce n’est pas faisable.
Cobb : Je l’ai déjà fait. [Il avait eu un aperçu]
Nous devons aller à Paris chercher un nouvel architecte.
Cobb à Miles, son beau-père : J’ai besoin de
ton aide. Je pense avoir trouvé une façon de rentrer
à la maison. Tes petits enfants attendent leur père.
J’offre à l’architecte une chance de construire
de grandes choses.
Jason : Cobb est encore confus quant à ce qu’il veut
; il pense que c’est la manifestation. Alors l’Esprit
lui envoie quelqu’un de plus brilliant qu’il n’est
afin de déchiffrer son esprit.
Cobb : Mal ne me laissera pas le dessiner.
Miles : J’ai un architecte qui est meilleur que tu ne l’étais.
Cobb à Ariadne : Dans un rêve, tu peux faire presque
tout, tu crées continuellement et perçois ton monde
en même temps. Tu ne t’aperçois même pas
que tu le fais. Cela nous permet d’aller au centre de ce processus.
Ariadne : Comment ?
Jason : Un Cours en Miracles nous dit que notre fabrication du monde
n’est pas inconsciente. En une fraction de seconde, nous décidons,
et puis nous oublions. Nous percevons ce que nous croyons.
Cobb : Tu crées le monde du rêve, tu apportes les sujets
dans ce rêve, et ils le remplissent avec leur subconscient.
Les gens sont des projections.
Ariadne : Comment pourrais-je jamais acquérir suffisamment
de détails pour leur faire croire que c’est la réalité
?
Cobb : Bien, les rêves, ils semblent réels quand nous
sommes dedans, d’accord ? C’est seulement lorsque nous
nous réveillons que nous réalisons combien les choses
sont en fait étranges. Laisse-moi te poser une question :
toi, tu ne te rappelles jamais vraiment le début d’un
rêve, n’est-ce-pas ? Tu t’arrêtes toujours
en plein milieu de ce qui est en train de se passer.
Ariadne : Je suppose, oui.
Cobb : Alors comment avons-nous fini ici ?
Jason : Le film parle du fait de se souvenir du commencement.
Ariadne : Eh bien, nous sommes venus de …
Cobb : Réfléchis-y Ariadne, comment es-tu venue ici
? Où es-tu, là, maintenant ?
Ariadne : Nous rêvons ?
Cobb : Tu es en fait en plein milieu de l’atelier là,
maintenant, endormie. Ceci est ta première leçon en
matière de rêve partagé. Reste calme. [Explosions]
Cobb : Les rêves ont l’air réels quand on est
dedans. C’est seulement lorsqu’on se réveille
qu’on réalise qu’il y avait quelque chose de
bizarre. Dans le rêve, ton esprit fonctionne plus vite.
David : Dans le film “Truman Show”, il trouve la fixation
de la lampe qui tombe, il la branche sur leur station de radio.
De la même façon, vous commencez à avoir de
petits indices qui vous montrent que le rêve n’est pas
la réalité.
Cobb : Les gens sont mes projections.
Ariadne : Donc il s’agit plus de ressentir que de visualiser.
[Elle dédouble Paris] C’est quelque chose n’est-ce-pas
? Pourquoi est-ce-que tout le monde me regarde ?
Cobb : Parce que mon subconscient sent que quelqu’un d’autre
est en train de créer ce monde. Plus tu changes de choses,
plus vite les projections semblent converger vers toi.
Jason : Souvent l’ego résiste aux changements.
David : Si vous choisissez la paix d’esprit, vous voyez que
vous n’avez aucun contrôle sur le monde. Vous ne pouvez
plus vivre une “vie normale”. Vous pouvez avoir le rêve
heureux. Mais si une partie de votre esprit doute encore que vous
êtes le Christ, vos pensées de doute seront reflétées
d’une manière ou d’une autre par un esprit puissant
[projections qui convergent]. Continuez à pratiquer et vous
verrez que ce ne sont que des pensées que vous regardez ;
vous ne vivez pas vraiment à travers ça.
Cobb : Elles attaquent comme des globules blancs.
Ariadne : Tu dis à ton subconscient de rester calme ?
Cobb : Mon subconscient. Rappelle-toi que je ne peux pas le contrôler.
Cobb : Je connais ce pont ; cet endroit est réel. Construire
un rêve à partir de tes souvenirs (le passé)
est la meilleure façon de perdre ton repère quant
à ce qui est un rêve ou la réalité.
Ariadne : C’est ce qui t’est arrivé ? [Elle commence
à comprendre les règles qui régissent le rêve
de Cobb]
David : Tout ceci est une tentative de construire un monde à
partir du passé. L’esprit est accro au passé,
effrayé par la Réalité Divine. Les gens que
vous voyez tenir certains rôles font partie de votre addiction.
(les attaques de Mal, la femme décédée de Cobb).
Ariadne : Réveille-moi ! Tu as un de ces subconscients !
Elle (Mal) est une vraie charmeuse.
Cobb: Il faut que tu aies un totem de manière à savoir
que tu n’es pas dans le rêve de quelqu’un d’autre.
Ariadne : Cobb a de sérieux problèmes qu’il
essaye d’enterrer là au fond.
David : Les relations interpersonnelles sont utilisées par
le Saint-Esprit comme des leçons de pardon. Il fait tout
le travail. Beaucoup de films impliquent des équipes de personnes.
Vous joignez votre esprit au Saint-Esprit et Il envoie des témoins
du nouveau But. Tout ce qu’on fait, c’est collectionner
des témoins. Le Saint-Esprit est le monteur d’équipes
de témoins dévoués au réveil. Vous pouvez
avoir la paix et être un rêveur heureux. Il utilise
Cobb et ses puissants compagnons (par exemple Eames le faussaire
à Monbasa).
Eames : Si nous voulons faire une inception, alors nous devons avoir
de l’imagination. Il faut commencer avec la base, la relation
avec le père.
Arthur à Ariadne : Mal est morte.
Cobb à Yusuf : C’est possible. Nous avons besoin d’un
sédatif puissant.
Saito : Je viens aussi.
Ariadne à Cobb : Tu vas descendre par toi-même ?
Cobb : Je faisais juste quelques expérimentations. L’idée
du totem était celle de Mal. Ne me dit pas les détails
de ton architecture.
Ariadne : Pourquoi ?
Cobb : Au cas où l’un d’entre nous rentrerait
dans nos projections.
Ariadne : Tu veux dire que Mal pourrait rentrer dans nos projections
? Tu ne peux pas la laisser à l’extérieur n’est-ce-pas
?
Cobb : Il faut que je rentre à la maison. C’est tout
ce qui m’importe pour l’instant.
Jason: Ca peut devenir très intense.
Yusuf : Le cerveau fonctionne environ 20 fois plus dans le rêve.
Le temps change aussi. L’esprit s’adapte à chaque
niveau inférieur qu’il atteint.
Niveau -1 : une semaine
Niveau -2 : un mois
Niveau -3 : dix ans
Ariadne : Qui voudrait rester 10 ans dans un rêve ?
Cobb : Ca dépend du rêve.
David : Le rêve est complexe. Vous devez devenir de plus en
plus fin dans votre discernement entre l’ego et l’esprit,
parce que l’ego surgit avec toutes sortes de distractions
intelligentes qui semblent être extérieures, mais elles
viennent vraiment de votre désir d’être encore
séparé. Par exemple, Sandy avait reçu la guidance
d’appeler Ben avec « Border Crossing 101 », mais
il a dû raccrocher et a été renvoyé.
Le “coup de pied” vous fait sortir du rêve.
David : Le coup de pied du Saint-Esprit c’est la conscience
du fait de rêver ; de rêver avec lucidité. C’est
aussi simple. C’est la fonction des enseignants de Dieu ;
c’est ça l’invulnérabilité. Vous
réalisez que vous êtes le rêveur du rêve.
[En rêve] :
Mal : Tu te rappelles lorsque tu m’as demandée en mariage
?
Cobb : Bien sûr.
Cobb à Ariadne : Tu ne devrais pas être ici. [David
: Ma relation particulière ! Elle est bonne au lit.]
Ariadne : Est-ce-que ce sont là les expérimentations
que tu fais chaque nuit ? Tu essayes de la garder vivante, n’est-ce-pas
? Tu ne peux pas juste créer une prison faite de souvenirs.
Tu penses vraiment que ça pourrait la contenir ?
Cobb : Tu n’étais pas supposée voir ça
! Ca ne te regarde pas ! [Ma relation particulière]
Ariadne : Ca ne me regarde pas ? Nous sommes supposés partager
des rêves ici !
Cobb : Pas ceux-là. Ceux-là sont les miens. [privés]
Ariadne : Pourquoi te fais-tu ça à toi-même
?
Cobb : C’est la seule façon pour moi de rester dans
le rêve. [il admet son addiction]
David : Lorsque l’amour est associé à un foyer
et à la famille, cela semble être un énorme
sacrifice de les laisser-aller. La famille est tellement associée
à l’amour. Pourtant Jésus et Pierre avaient
des familles. La famille est une construction de l’ego ; dans
la religion des Mormons, elle est tout. En réalité,
chaque personne que vous rencontrez fait partie de la famille de
Dieu, sans exception. Tout est votre esprit. Apprendre à
aimer chacun, inconditionnellement, c’est apprendre à
s’aimer soi-même. Exclure qui que ce soit est du jugement,
comme s’il n’était pas vous ; vous ne voyez que
le passé. Ils sont vous.
DEUXIEME PARTIE :
Ariadne : Pourquoi est-ce-que c’est si important de rêver
?
Cobb : Parce que, dans mes rêves, nous sommes ensemble.
Ariadne : Ce ne sont que des rêves, ce sont des souvenirs,
et tu as dit de ne jamais utiliser les souvenirs !
Cobb : Je sais que j’ai dit ça. Mais ceux-là
sont des souvenirs que je regrette, que je dois changer.
David : Cobb est en train d’essayer de changer le passé.
Est-ce-que ce n’est pas ce qu’est la manifestation ?
Vous croyez que vous pouvez fabriquer un rêve meilleur, que
vous pouvez changer le script. Vous ne pouvez pas changer le script.
Vous pouvez seulement changer votre esprit au sujet du script. Ne
vous culpabilisez pas d’avoir raté une guidance.
Ariadne à Cobb : C’est ta maison ?
Cobb : L’instant est passé. Quoi que je fasse, je ne
peux pas changer cet instant. Je suis sur le point de les appeler
[ses enfants]. Ils disparaissent. Si je veux revoir leurs visages
à nouveau, je dois rentrer à la maison, dans le vrai
monde.
Ariadne : Crois-tu vraiment que tu peux simplement construire une
prison de souvenirs pour enfermer Mal dedans ? Quand étais-tu
à Limbo ? Le reste de l’équipe ne connait pas
la vérité. A chaque minute tu pourrais faire passer
un train de marchandises à travers le mur. A tout moment
Mal pourrait surgir dans ton inconscient.
David : Ceci est la valeur de la collaboration, si tout n’est
qu’un seul esprit, basé sur le But, échangeant
les pensées et pratiquant le pardon, alors vous ne prenez
pas le rêve au sérieux. Si vous vivez encore avec un
partenaire qui dénigre tout cela, cela signifie que vous
voulez vous accrochez à cette pensée de doute. Laissez-aller
ce conjoint et les enfants. Ceci est la valeur d’une communauté
spirituelle. La joie que vous percevez au monastère est le
résultat de notre fusion dans le but du pardon. Si vous pensez
qu’il y a quelque chose à l’extérieur
de vous qui peut vous affecter, vous penserez que vous êtes
torturé ; vous souffrirez. Lorsque vous réalisez que
ce sont vos propres pensées, cela fait toute la différence
dans le monde. Lorsque vous réalisez cela, le monde entier
s’illumine. Cobb est encore très attaché à
sa Mal et à ses enfants ; il veut changer le rêve pour
atteindre son but, pour trouver l’amour qu’il veut.
Jason : Une partenaire effrayée ne vous retient pas ; elle
ne fait que mettre en scène votre propre peur d’aller
vers la lumière.
Cobb : Nous travaillions ensemble. Je ne comprenais tout simplement
pas comment nous avions pu nous faire piéger et perdre de
vue ce qui était réel. Nous avons créé
un monde pour nous-mêmes, bâti une maison.
Ariadne : Combien de temps avez-vous été coincés
là-bas ?
Cobb : A peu près 50 ans. Ce n’était pas si
mal au début. Mais à la fin, c’est devenu impossible
de vivre comme ça.
Ariadne à Cobb : Et elle ?
Cobb : Elle avait enfermé une vérité qu’elle
avait connue jadis mais avait choisi d’oublier. Limbo devint
sa réalité.
Ariadne : Qu’est ce qui s’est passé quand vous
vous êtes réveillés ?
Cobb : Nous étions devenus de vieilles âmes. Je savais
que quelque chose n’allait pas chez elle. Elle était
possédée par cette seule idée qui a tout changé
: que notre monde n’était pas réel. Elle avait
besoin de se réveiller et elle pensait qu’afin de rentrer
à la maison, nous devions nous tuer.
Jason : Elle est si confuse, elle est convaincue que mourir est
nécessaire ; elle ne le laissera pas avoir une vie heureuse
; il doit venir avec elle.
Ariadne : Et vos enfants ?
Cobb : Elle pensait qu’ils n’étaient que des
projections, pas nos vrais enfants. Elle était certaine qu’il
n’y avait rien que je puisse faire ; elle fabriqua un plan.
A la fin, elle me dit la vérité, qu’elle était
possédée par une idée, une idée très
simple, que notre monde n’était pas réel et
qu’afin de retourner dans la réalité, nous allions
devoir nous tuer.
David : Il est courant de penser, bien, au moins la mort vous apporte
la paix. Quelle idée bizarre, que mourir par suicide est
nécessaire pour se réveiller. Ca ne peut venir que
du fait de penser sans le Saint-Esprit.
Mal : Je vais sauter et tu viens avec moi.
Cobb : Attends, tu vas mourir. Pense à nos enfants.
Mal : Fais le saut de la foi. J’ai donné une lettre
à un avocat disant que tu menaçais de me tuer. Nous
rentrons à la maison. Tu attends un train, un train qui va
t’emmener loin. Tu sais où tu espères que ce
train va t’emmener, mais tu ne peux pas en être sûr.
Mais ce n’est pas important, parce que vous serez ensemble.
[elle saute]
Cobb : Oh non ! Jésus Christ ! J’ai essayé d’acheter
mon retour.
Ariadne : Ta culpabilité définit Mal. Elle est rendue
puissante par ta culpabilité. Tu n’es pas responsable
de l’idée qui l’a détruite. Si nous réussissons
notre mission, tu vas devoir te pardonner toi-même et l’affronter.
Mais tu n’as pas à le faire tout seul.
Jason : Maintenant ils vont aller profondément dans l’esprit.
David : Vous vous joignez dans le But avec l’Esprit. Vos plans
ont échoué. Vous remettez tout au Saint-Esprit, pour
voir l’inexistence de l’erreur. C’est la seule
façon de sortir du rêve. Je laisserai le Saint-Esprit
choisir les témoins. Ce ne sera pas le plan de l’ego.
Vous ferez ça ; vous ferez face à votre culpabilité.
Ce ne sera pas joli. Vous devez contacter la culpabilité
inconsciente et la libérer. L’ego veut mourir. Le Saint-Esprit
a un autre plan que l’ego n’aime pas.
Jason : Ils se joignent pour entrer dans l’esprit. Ils vont
après l’erreur « Je suis responsable des enfants
qui meurent de faim ». La perception d’enfants mourant
de faim est l’erreur. Je ne suis pas responsable de la pensée
d’ego. Là est la liberté.
Ariadne à Cobb : Vous avez construit tout ça ?
Cobb : Oui. C’est là qu’elle sera.
David : C’est symbolique du fait d’avoir Jésus
dans votre esprit : vous allez faire face à certaines de
ces associations dans votre esprit. Le monde que vous percevez est
un rêve. Le monde n’est pas prêt à entendre
ceci. Kirsten et moi continuâmes de retourner dans sa famille
en Nouvelle Zélande comme un entraînement de l’esprit,
pour défaire les associations. Sa mère s’est
jointe à ça. Pas son père, ils ont semblé
se séparer. La valeur donnée à la famille continua
de se défaire. Kirsten m’a presque laissé tomber
pour Wanaka en Nouvelle-Zélande, son Shangri-la.
Ariadne à Cobb : Vous avez construit tout ça de mémoire
?
Cobb : C’était notre voisinage, des lieux de notre
passé. Dans ce rêve nous pouvions avoir tout ce que
nous voulions. Une idée est comme un virus, contagieuse ;
elle peut grandir pour vous définir ou vous détruire.
Mal : Une idée telle que “ton monde n’est pas
réel”. Penses-tu qu’il est certain de son monde
?
Cobb : Je sais ce qui est réel, Mal.
Mal : Aucun doute ? Admets-le. Tu ne crois plus à une réalité.
Alors choisis-moi.
Jason : C’est effectivement ce que votre partenaire dit. Pas
de paradis pour toi ; reste ici.
Cobb : Je dois rentrer pour voir nos enfants. Tu nous as abandonnés.
Mal : Tu te trompes. Ils sont ici. Ceux-là sont nos enfants.
Cobb : Ceux-là ne sont pas mes enfants.
Mal : Et si j’étais ce qui est réel ? Qu’est-ce-que
tu en sais en fait ? Qu’est-ce-que tu ressens ?
Cobb : De la culpabilité. C’est toujours là
à me rappeler la vérité.
Mal : Quelle vérité ?
Cobb : Que l’idée qui t’a poussée à
remettre en question ta réalité venait de moi. [Sa
pensée racine de culpabilité]
Jason : Helena est venue au Canada et m’a accompagné
la dernière fois que je suis allé voir ma famille.
Nous avions un lien en tant que compagnons et j’ai donc pu
m’observer et dire “non” à d’anciens
types de relation. C’était bon pour moi.
Mal : Tu as implanté l’idée dans mon esprit
?
Ariadne : De quoi elle parle ?
Cobb : La raison pour laquelle je savais que l’inception était
possible était que je l’avais pratiquée sur
elle. Elle avait enfermé un secret, profondément en
elle, quelque chose qu’elle savait jadis être vrai …
mais qu’elle avait décidé d’oublier. Elle
ne pouvait se libérer. Alors je suis entré dans son
esprit et ai implanté une idée qui changerait tout.
[que ce monde est réel ; que je peux fabriquer une identité
à part de Dieu]. Que son monde n’était pas réel.
Mal : Tu m’as trahie. Nous pouvons rester ici dans le monde
que nous avons construit ensemble.
Cobb : Nous devons aller chercher Fisher.
Jason : Maintenant il doit étendre sa pensée pour
la garder. Un de ces amis s’est perdu dans le monde du rêve.
Maintenant il doit enseigner à son ami. Il doit étendre
sa pensée pour la garder. Il doit libérer son frère.
David : Il a implanté l’idée. C’est symbolique
du fait de créer une minuscule identité limitée
à part de Dieu. L’esprit retient cette idée,
et donc le Saint-Esprit implante l’idée que vous êtes
innocent, libre de vos fausses identités et faux souvenirs.
Le Saint-Esprit sème la graine (l’inception) de la
vérité du salut dans votre esprit. Vous devez la donner
afin de la garder, avec chaque personne que vous rencontrez, gratuitement,
sans exceptions. L’idée devient plus forte à
chaque fois.
Cobb : Prends Fisher. Je dois trouver Saito. Je ne peux plus rester
avec elle parce qu’elle n’existe pas.
Mal à Cobb : Ton monde n’est pas réel ! Je suis
la seule chose en laquelle tu crois encore.
Cobb : Je l’espère. Je l’espère plus que
tout. Mais je ne peux pas t’imaginer avec toute ta complexité,
toute ta perfection, toute ton imperfection. Regarde-toi. Tu n’es
qu’une ombre de ma vraie femme. Tu es le mieux que je puisse
faire ; mais je suis désolé, tu n’es tout simplement
pas assez bien.
David : Personne dans ce monde n’est complet. Ils sont tous
des fragments de mémoire. Vous ne pouvez jamais voir la totalité
dans les parties. Le Tout est réel ; les parties ne le sont
pas. « Tu es juste une ombre de ma vraie femme » = du
Christ. Votre partenaire n’est pas réel. Ca veut dire
que vous n’êtes pas réel non plus.
Ariadne : Ne te perds pas toi-même.
Cobb : Je ne me perdrai pas.
Mal : Tu te rappelles quand tu m’as demandé de t’épouser
? Tu as dit que tu avais rêvé qu’on vieillirait
ensemble.
Cobb : Et c’est ce qui s’est passé… Tu
ne te rappelles pas ? Tu me manques plus que je ne peux le supporter
mais… on a eu notre temps ensemble. Et maintenant je dois
lâcher prise.
David : Ca me rappelle cette ligne dans Solaris : “Bien que
les amoureux seront perdus, l’amour ne le sera pas. Et la
mort n’aura aucune puissance.” Je dois lâcher
prise de l’image, du concept de toi afin que je puisse connaître
la réalité de toi et de moi. Nous existons en tant
qu’Esprit, pas en tant que corps.
Saito : J’attends quelqu’un. Je suis un vieil homme
rempli de regrets, attendant la mort.
Jason : Tous deux en viennent à la réalisation qu’ils
ne sont pas des corps.
Cobb à Saito : Je suis revenu pour toi. Je suis venu ici
pour te dire… quelque chose [Pause] Quelque chose que…
tu savais jadis être vrai. Que ce monde n’est pas réel.
Fais le saut de la foi. Reviens pour qu’on puisse être
à nouveau de jeunes hommes.
Saito : [il se souvient] Impossible...
L’hôtesse : Avez-vous besoin de formulaires d’immigration
?
David : Reviens et rappelle-toi que le monde n’est pas réel.
Le but n’est pas Dieu. Le but est d’être conscient
qu’on rêve. C’est ce qu’est le pardon. C’est
lorsque le rêve devient heureux. Le rêve heureux est
ce qu’il y a de mieux. Ensuite on se réveille à
la réalité. Ce monde a été fait par
l’ego. L’ego a des buts futurs. Vous n’êtes
jamais satisfaits. Ils vous font rater la paix présente.
L’inception du Saint-Esprit a dû prendre la forme d’un
but afin d’être compris. Le but d’être le
rêveur du rêve est un but présent. La paix de
Dieu est mon seul but pendant que j’habite là où
ce n’est pas ma maison. Le but est la paix présente.
Maintenant.
A l’aéroport : Bienvenue à la maison Mr. Cobb
[Acclamations]
Miles : Regardez qui est là ! [Rires des enfants de Cobb]
David : Le rêve heureux est encore un rêve. Vous êtes
juste conscients que vous rêvez. Rien ne peut vous blesser.
Ne prenez pas une idée folle sérieusement ; c’est
ce qu’est l’erreur. Dans le film “Simone”
: “On est ok avec ce qui est faux, papa. Mais, simplement,
ne mens pas là-dessus. » Le Saint-Esprit et Jésus
vous dit : On est ok avec ce qui est faux (le rêve heureux),
simplement, ne vous bernez pas vous-mêmes en croyant que c’est
vrai. C’est à ce moment-là que vous pouvez être
en paix. Vous serez la présence de l’Amour. Au milieu
d’une cérémonie funéraire, vous savez
que c’est faux ; vous êtes là pour laisser la
lumière et l’Amour rayonner, au vu et à la face
de la douleur. Vous savez que la situation est fausse ; il n’y
a pas de douleur. Jésus est venu à ceux qui pleuraient
Lazare et espéraient pour l’avenir. Il a dit : «
Je suis la vie. Lazare, viens.” C’était pour
montrer que qui nous sommes est éternel. Vous ne pouvez pas
mourir ! Comment vivriez-vous à partir de maintenant si vous
saviez que vous ne pouvez pas mourir ? Vous n’auriez plus
peur de vieillir et de mourir. A quoi passeriez-vous votre temps
? Ne voudriez-vous pas le crier du sommet des montagnes ? Rayonnez
le message que nous sommes éternels. Est-ce-que ce n’est
pas plus amusant que de faire semblant d’être un être
humain ? Le monde se terminera par des rires. La fin du monde est
une chose magnifique. Ca ne sert plus à rien de lutter ou
de s’évertuer à quoi que ce soit.
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